| L'Edito du Mois |
|
|
|
| Écrit par Administrator |
| Dimanche, 30 Août 2009 00:00 |
LA CRISE A BON DOSCA.SA traverse depuis de longs mois une zone de fortes turbulences cumulo financières dont on ne voit pas la fin. Pour reprendre la métaphore d’un baron de Caisse régionale, qui ne recule devant aucune Raffarinade « les nuages sont noirs mais la route est sèche ». Pour le moment… Car à l’approche de l’orage, l’équipe de pilotage voit s’affoler ses instruments de bord. Personne ne peut désormais exclure un résultat annuel très en retrait par rapport au budget. CA.SA, victime de ses judicieux choix stratégiques ? L’aventure des produits dérivés et du tout à l’international ont été de retentissants échecs. Et pourtant, les protagonistes de ce fiasco sont encore aux commandes. Comment voulez-vous leur faire confiance ? Si vous pensez que le SNIACAM exagère à vouloir relayer un climat anxiogène ou à souffler sur les braises d’un incendie non circonscrit, prenez le temps de retenir quelques chiffres et vérifiez par vous-mêmes quelques faits concrets : • Au cours du T1 2009, le coût du risque a explosé. Il représente 1 milliard d’euros. Ce chiffre prolonge la tendance du T4 2008 (1,6 milliard). Dans les projections annuelles, la perspective effarante de 4 milliards n’est plus écartée par la Direction Financière. L’inquiétude est surtout prégnante sur le marché des entreprises puisque la crise touche désormais l’économie réelle. • Vu sous l’angle des métiers, l’analyse devient éclairante : la Banque de Financement et d’Investissement (CALYON) cristallise une bonne partie des difficultés. Le total des dépréciations cumulées sur les actifs toxiques depuis 2007 atteint la somme vertigineuse de 8,65 milliards. Sans l’amendement comptable IAS 39, ces dépréciations atteindraient plus de 10 milliards. • La Banque de Détail à l’international enregistre un recul de son PNB de 7% qui affecte non seulement MERIDIAN BANK, INDEX BANK mais aussi nos plus beaux fleurons : CARIPARMA et bien sûr EMPORIKI… • Préservé jusqu’à présent, le Pôle Gestion d’Actifs, Assurances et Banque Privée se réveille avec la gueule de bois. Son PNB baisse de 28 % du fait de rendements plus faibles sur les produits financiers. • Enfin, le tonneau des Danaïdes grec continue de nous causer des tourments. Sur le T1 2009, CA.SA a dû passer 172 millions de dotations supplémentaires dans les comptes d’EMPORIKI. Après avoir recapitalisé la banque de 850 millions fin 2008, une nouvelle injection de collagène est prévue en 2009 à hauteur de 450 millions pour préserver le capital beauté de la belle Hélène. La crise a bon dos. Faire supporter aux Amerloques, aux Grecs, aux Serbes, aux Ukrainiens, aux Etats endettés, aux managements intermédiaires, aux soutiers, aux conventions collectives, la responsabilité de nos déboires est devenu le sport favori de la Direction Générale. Et si finalement la cause principale de tous nos soucis provenait de leur incompétence ? |
| Mise à jour le Lundi, 16 Novembre 2009 17:35 |




L'Edito du Mois



